Tu sais que je n'ai jamais vraiment su choisir les bons mots, et encore ce matin, je te l'ai répété , je ne sais pas exprimer tout à fait ce que je ressens. J'aurais peur d'en faire trop ou pas assez, de m'y prendre maladroitement et de ne pas faire passer le bon message. De toute façon, mon silence ou ma parole en diront toujours long, autant tenter dans ce cas de m'exprimer à travers l'écriture :)
Notre rapprochement s'est produit en un éclair. J'ai découvert des choses avec toi qui me paraissaient jusqu'alors presque impossible, dés le départ nous nous sommes ouvertes l'une à l'autre ( si on peut dire ça :D) sans aucun complexe, nous avons toujours parlé librement, et il a toujours suffit d'un regard ou d'un silence. Et voilà que ça arrive. Au fond, rien ne changera, ou presque; simplement je te chercherai des yeux, mes lèvres brulantes de te réveler un scoop dont nous parlerons pendant des heures ensuite, mais tu ne seras pas là; alors que je l'aurai repéré dans la cour, dans sa démarche désinvolte qui lui valait tant d'admiration, je me retournerai pour te le montrer du doigt, mais mon regard se posera sur le vide, à la place que tu aurais du occuper; je médirai les gens seule, j'avancerai entourée mais au fond seule, parce que tu ne seras pas là. J'aimerais pouvoir te dire bien sûr que tout va bien se passer, que tout ira bien pour toi, et je pourrais te le dire, d'ailleurs. Mais c'est tellement évident, tu le sais au fond, et tu me l'as dis, encore il y a quelques heures, que l'on cherchait toujours quelque chose pour nous rassurer, en se préparant aux pires éventualités, pour ne pas être plus mal et déçu qu'on ne l'est déjà. Alors, aprés ça, que te dire ? La distance est là, oui, mais l'amour aussi. Et moi,Je t'aime à mourir.


